Le dépassement de soi… ou l’activité pire que l’accouchement!

mars 30, 2016 0 Commentaires

Le Dépassement De Soi Ou Lactivité Pire Que Laccouchement!

Depuis que je suis haute comme trois pommes (considérant que j’en mesure maintenant presque cinq), mon statut est passé de « apprentie en ski » à « skieuse », à « bonne skieuse », à « apprentie en planche à neige », à « j’essaie de montrer que je suis bonne en planche à neige », à « blessée de la planche à neige et de l’orgueil », à « je sais pertinemment que je suis pourrie en planche à neige, mais je continue pareil en faisant du déni », à « je suis pourrie en planche à neige, je le sais, mais je mets ça sur le dos des bottes, de la planche, de la température, de la neige, etc. », à « je prends une pause de la planche à neige pour faire des bébés », à « je recommence à faire de la planche à neige, je suis pourrie, mais je mets ça sur le compte du temps d’arrêt dû aux bébés » et FINALEMENT à « je n’aime pas vraiment ça la planche à neige et la maturité me fait dire que c’est parce que je ne me suis jamais vraiment sentie à l’aise les deux pieds attachés à quelque chose que je ne maîtrise pas vraiment ».

 

Bref, à 31 ans, j’ai recommencé à faire du ski, parce que c’était de cette façon que je me sentais la plus à l’aise pour descendre les pentes tout compte fait!  À quelques reprises cette année (ça a l’air beaucoup dit comme ça, mais on va dire deux fois mettons…), j’ai pu aller skier et renouer avec ce beau sport (je ne pense pas qu’à mon niveau actuel, on puisse qualifier cela de sport, mais bon).  

 

Première descente, je maîtrise très moyennement la chose, mais ma cousine (qui est monitrice de ski en règle) me donne de bons trucs pour faire en sorte que je m’en tire le mieux possible (lire ici : faire en sorte que je ne blesse personne et que je ne me retrouve pas la face étampée dans un arbre, qui peut se présenter à soi plus vite qu’on le pense, même dans une piste considérée comme étant « facile »).  

 

À mon avis, au terme de la première descente, je ne suis pratiquement pas digne d’aller ailleurs que dans la pente-école, mais ma cousine (à qui je fais une confiance totale) semble d’un tout autre avis.  

 

Je me mérite donc le droit d’aller affronter une piste intermédiaire (ou une piste double-facile selon ma soeur pour la force du mental!!!).  Je fronce des sourcils quand elle me l’annonce, mais comme j’ai déjà descendu une piste intermédiaire cette hiver et que ça s’était bien déroulé (lire ici que je n’ai justement pas roulé jusqu’en-bas!), je me suis dit que j’étais capable de relever ce défi (deuxième erreur…j’avais dormi quatre heures et demi en 48 heures… non, je n’étais clairement pas la plus fringante des skieuses!).  

 

Deuxième descente, donc dans cette piste intermédiaire, ma cousine m’avertit de la suivre pour le premier bout puisqu’il y avait quelques bosses (quelques bosses????  Je me serais crue dans un parc tout-terrain de BMX!).  Elle me dit que c’est juste pour ce petit bout de piste que l’on voit, et qu’après ce sera plus plat (pas dans le sens ennuyeux…dans le sens de plaisant pour moi là tsé!)

 

Avec AUCUN courage, je la suis, en chasse-neige, les jambes beaucoup trop écartées pour être élégante, en lui répétant que je n’ai pas de plaisir.  

 

Arrivée à la fin de ce supposé petit bout de piste en bosses, surprise!  Un « pitch » (faut le dire vite, on est dans une piste « bleue » là quand même) que les conditions printanières ont passablement « mottonné »…  Des bosses encore plus grosses, plus nombreuses et plus lourdes (tsé de la neige mouillée qui est comme gênée de fondre…elle fait juste être terriblement lourde et désagréable!).  Encore là, ma cousine me rassure en me disant qu’après ce « pitch », tout ira pour le mieux et que je devrais avoir du plaisir!  Je vous ai dit que je lui faisais confiance hein?  Alors je l’ai crue (troisième erreur!).  

 

Ce « pitch » a été des plus désagréables, mais ce n’était rien en comparaison avec le « pitch » suivant!  J’ai senti que mon corps allait lâcher à chaque monticule que je contournais avec aussi peu d’aisance qu’un sumo en ski à bosses (mon habit de neige me donne d’ailleurs l’air de ça…photos à l’appui).  Sérieusement, c’était tellement pathétique que ç’en était drôle, mais je ne riais pas (trop d’orgueil…).  C’est le support et les encouragements de ma cousine qui m’ont permis de tenir jusqu’au bout.  J’ai continué de lui faire confiance en me disant qu’elle devait voir quelque chose en moi que je ne voyais plus (ça, ce n’était pas une erreur…ça a été mon meilleur coup de lui faire confiance!).  

 

Je suis arrivée en bas en un morceau avec les jambes molles, le sourire mitigé et les muscles des mains en feu (j’ai beaucoup essayé de me ralentir avec mes bâtons durant la descente…je soupçonnais les limites de mon chasse-neige!).  J’ai alors lâché en toute franchise à ma cousine et ma sœur : « J’ai clairement préféré accoucher de mon dernier bébé que de descendre cette piste monstrueuse!  Au moins, quand j’ai accouché, cinq poussées et c’était terminé!  Cette piste, misère, c’était interminable…je ne voyais pas le bout! En plus, je pense que j’ai déchiré mon entrejambe…regardez mon pantalon!» Ma cousine (qui n’a pas d’enfants) me répond alors avec le plus grand des sourires: « Tu me rassures! ».  (Je lui devais bien ça tsé!)

 

Mlle J

xoxo

 

NOTE IMPORTANTE À PROPOS DE LA PHOTO : Ma soeur et moi savons que ce n'est pas tout à fait la posture adéquate pour faire du «down hill». On voulait juste rigoler un peu après tant d'effort. Ben quoi! 

 

DEUXIÈME NOTE IMPORTANTE : On a vraiment eu BEAUCOUP de plaisir malgré tout! :-)



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